Assurance obligatoire pour les trottinettes électriques en Espagne : qui est concerné et que vérifier avant de souscrire
L’obligation d’assurance est déjà en vigueur pour les véhicules personnels légers visés par la loi 5/2025. Ce guide explique comment identifier le véhicule, inscrire un VMP, vérifier la responsabilité civile et éviter de la confondre avec le certificat de circulation.

L’essentiel
L’assurance responsabilité civile obligatoire pour les véhicules personnels légers est entrée en vigueur le 2 janvier 2026. Avant de souscrire, vérifiez la catégorie et les données du véhicule, son inscription et son étiquette, et distinguez cette assurance du certificat de circulation et des garanties facultatives.
Réponse rapide : l’assurance est déjà obligatoire, mais il faut d’abord savoir quel véhicule vous avez
La disposition additionnelle première de la loi 5/2025 a instauré une assurance responsabilité civile obligatoire pour les véhicules personnels légers (VPL), appellation utilisée par la loi aux fins de l’assurance. La DGT emploie le terme véhicule de mobilité personnelle (VMP) pour les véhicules devant être inscrits. L’entrée en vigueur a eu lieu le 2 janvier 2026. Une personne utilisant une trottinette électrique correspondant à cette catégorie ne devrait donc pas se limiter à rechercher le prix d’une assurance : elle doit auparavant vérifier que le véhicule est correctement identifié et qu’il remplit les conditions liées à l’assurance.
L’obligation ne signifie pas que tous les produits commercialisés comme des « trottinettes électriques » relèvent du même régime. La qualification juridique dépend de leurs caractéristiques de fabrication, notamment du poids, de la vitesse maximale, du nombre de places, de la propulsion et, le cas échéant, de la présence d’un siège. Un véhicule qui ne répond pas à la définition du VPL peut être soumis à un régime différent ; il ne faut pas souscrire une assurance VPL en supposant qu’elle résout cette situation.
La démarche pratique est simple : identifier le véhicule, confirmer les documents dont il dispose, procéder à l’inscription lorsque cela s’applique, obtenir l’étiquette d’identification et souscrire une assurance responsabilité civile liée à ce véhicule. La DGT présente l’inscription au Registre national des véhicules comme une étape préalable à l’assurance obligatoire des VMP devant être enregistrés.
Références de cette section: Ley 5/2025, de 24 de julio ↗ · Tráfico pone en marcha el Registro de Vehículos Personales Ligeros ↗
- L’assurance obligatoire couvre la responsabilité envers les tiers lésés, et non automatiquement le vol ou les dommages subis par la trottinette elle-même.
- Le certificat de circulation atteste de la certification technique ; ce n’est ni l’assurance ni le certificat d’inscription au registre.
- L’étiquette d’identification est obtenue après l’inscription et doit porter le numéro attribué ou l’immatriculation, lorsque celle-ci est requise.

Quels véhicules personnels légers sont soumis à l’obligation
Aux fins de l’assurance, la loi 5/2025 définit le véhicule personnel léger comme un véhicule à une seule place, circulant au sol avec une ou plusieurs roues et propulsé exclusivement par des moteurs électriques. Elle établit en outre deux combinaisons de poids et de vitesse maximale de fabrication.
Le VPL ne peut avoir un siège ou une selle que s’il dispose d’un système d’autoéquilibrage. Cette condition est particulièrement importante pour évaluer les modèles équipés d’un siège, les transformations ou les véhicules d’occasion : l’ajout ou la modification d’éléments peut empêcher le véhicule de correspondre à la configuration avec laquelle il a été certifié ou enregistré.
La loi exclut de cette définition les aides motorisées destinées exclusivement aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. Elle exclut également les vélos électriques à assistance au pédalage respectant les limites légales citées, notamment une puissance nominale continue maximale de 250 W. Il ne suffit donc pas de se fier à l’apparence extérieure ou à l’appellation commerciale.
| Caractéristique | Condition applicable au VPL |
|---|---|
| Places et propulsion | Une place et propulsion exclusivement électrique |
| Poids inférieur à 25 kg | Vitesse maximale de fabrication comprise entre 6 et 25 km/h |
| Poids supérieur à 25 kg | Vitesse maximale de fabrication comprise entre 6 et 14 km/h |
| Siège ou selle | Uniquement s’il dispose d’un système d’autoéquilibrage |
Références de cette section: Ley 5/2025, de 24 de julio ↗
- Moins de 25 kg : vitesse maximale de fabrication comprise entre 6 et 25 km/h.
- Plus de 25 kg : vitesse maximale de fabrication comprise entre 6 et 14 km/h.
- Une vitesse maximale de fabrication supérieure à 25 km/h, ou un poids supérieur à 25 kg avec une vitesse maximale supérieure à 14 km/h, peut faire entrer le véhicule dans la définition d’un véhicule à moteur prévue par la loi sur la responsabilité civile et l’assurance.

Inscription, certificat de circulation et étiquette : trois éléments distincts
La loi 5/2025 lie l’assurance obligatoire des VPL à trois exigences de circulation : disposer d’un certificat de circulation, être inscrit au Registre des véhicules de la DGT et porter une étiquette d’identification. Ce sont des vérifications complémentaires, et non des documents interchangeables.
Le certificat de circulation atteste du résultat de la certification technique du VMP et comporte un numéro de certification. Le certificat d’inscription, quant à lui, identifie la personne titulaire et attribue le numéro d’identification du véhicule au sein du registre. Après l’inscription, la DGT délivre ce certificat numérique et permet de demander l’étiquette d’identification.
Pour un VMP certifié, le registre exige les données du titulaire, le numéro du certificat et le numéro de série figurant sur la plaque de marquage et sur la fiche technique des caractéristiques. Il est conseillé de vérifier que ces données correspondent physiquement avant de demander une assurance : une erreur sur le numéro de série peut compliquer l’identification du véhicule dans une police ou lors d’un sinistre.
Références de cette section: Ley 5/2025, de 24 de julio ↗ · Real Decreto 52/2026, de 28 de enero, Registro de Vehículos Personales Ligeros ↗ · Tráfico pone en marcha el Registro de Vehículos Personales Ligeros ↗
- Conservez une copie du certificat de circulation et de la fiche technique des caractéristiques.
- Conservez le certificat numérique d’inscription et vérifiez le numéro attribué avant d’acquérir l’étiquette.
- N’acceptez pas comme substitut aux documents une simple photo d’une annonce ou une affirmation orale du vendeur.
Ce que couvre réellement la responsabilité civile obligatoire
L’objet légal de l’assurance est d’indemniser les dommages corporels et matériels causés aux personnes lésées lors d’accidents impliquant le véhicule personnel léger. Il s’agit d’une couverture de responsabilité civile pour chaque véhicule, et non d’une assurance tous risques pour la trottinette ni d’une garantie que toutes les dépenses de l’utilisateur seront couvertes.
Les montants minimaux fixés par la loi sont élevés : 6 450 000 euros par sinistre pour les dommages corporels et 1 300 000 euros par sinistre pour les dommages matériels. Le champ territorial de l’assurance obligatoire est l’Espagne. Lors de la comparaison des offres, ces minima constituent le point de départ ; une assurance présentée comme permettant de respecter l’obligation doit les respecter.
La manipulation des caractéristiques techniques a une conséquence importante. La loi permet un recours contre l’utilisateur ayant manipulé les caractéristiques techniques du VPL lorsque cette manipulation a contribué à l’accident ou à son aggravation. Modifier la vitesse, le moteur ou la configuration du véhicule peut avoir des effets bien plus graves qu’un simple problème de garantie.
L’intervention du Consortium de compensation des assurances pour ces véhicules est limitée, dans le régime légal prévu, aux dommages corporels nécessitant des soins médicaux ou résultant d’un décès. La règle envisage une extension réglementaire aux dommages matériels, mais cette extension ne doit pas être présumée.
Références de cette section: Ley 5/2025, de 24 de julio ↗
- Ne présumez pas que l’assurance inclut le vol, les dommages propres, l’assistance, la protection juridique ou une franchise déterminée.
- Lisez les conditions générales et particulières pour savoir quelles garanties facultatives ont été souscrites.
- Évitez toute manipulation technique et conservez une trace des réparations ou modifications effectuées.
Comment comparer une assurance sans rien laisser de côté
Le critère principal n’est pas seulement la prime. L’assurance doit identifier sans ambiguïté le véhicule à assurer et satisfaire à l’obligation de responsabilité civile. Fournissez à l’assureur les informations exactes figurant sur la plaque de marquage, la fiche technique, le certificat de circulation et l’inscription qu’il demande, puis vérifiez qu’elles apparaissent correctement dans les documents contractuels.
Distinguez ensuite le socle obligatoire des compléments. Une personne qui laisse sa trottinette dans la rue peut envisager une garantie vol si elle est proposée ; celle qui effectue de longs trajets peut se renseigner sur l’assistance ; et toute personne devrait lire l’étendue d’une éventuelle protection juridique. Ces prestations ne découlent pas automatiquement de la loi et doivent donc figurer expressément dans l’assurance.
Il est également recommandé de vérifier les exclusions et les conditions avant de payer. Une couverture supplémentaire peut exclure certaines situations, imposer des limites ou appliquer une franchise. La démarche utile consiste à comparer les conditions particulières de deux offres équivalentes, et non seulement leurs messages commerciaux.
Références de cette section: Ley 5/2025, de 24 de julio ↗
- Vérifiez que le véhicule, son numéro de série et, s’il existe déjà, son numéro d’identification sont correctement renseignés.
- Vérifiez que la responsabilité civile obligatoire et ses montants minimaux légaux sont indiqués.
- Repérez par écrit les exclusions, la franchise et les limites de chaque garantie facultative.
- Conservez l’assurance, le reçu de paiement et le numéro de téléphone ou le canal de déclaration d’un sinistre.
- Demandez quelle procédure l’assureur appliquera en cas de changement de titulaire.
Achat d’occasion : documents, période transitoire et changement de titulaire
Lors d’un achat d’occasion, il est conseillé de régler la question des documents avant de finaliser le paiement. Demandez au vendeur le certificat de circulation, la fiche technique des caractéristiques, le numéro de série et la plaque de marquage ; comparez les données avec le véhicule lui-même. Si le VMP est déjà inscrit, demandez également les informations nécessaires pour que le registre indique correctement la nouvelle personne titulaire et renseignez-vous auprès de la DGT sur la démarche applicable.
Un régime transitoire existe pour les VMP non certifiés commercialisés avant le 22 janvier 2024 : ils peuvent continuer à circuler jusqu’au 22 janvier 2027, mais doivent également être inscrits et obtenir l’assurance obligatoire. Pour enregistrer un VMP non certifié, la DGT indique qu’il est possible de joindre une facture, une fiche technique ou une photographie du véhicule, en plus des données personnelles du titulaire.
Ce régime transitoire ne fait pas de n’importe quelle trottinette d’occasion un achat sûr. En l’absence de facture, de fiche, de numéro de série identifiable ou de données suffisantes pour déterminer la catégorie du véhicule, il existe un risque de ne pas pouvoir finaliser correctement l’inscription ou l’assurance. Mieux vaut clarifier ce point avant l’achat que compter sur une assurance pour résoudre l’absence de documents.
Références de cette section: Real Decreto 52/2026, de 28 de enero, Registro de Vehículos Personales Ligeros ↗ · Tráfico pone en marcha el Registro de Vehículos Personales Ligeros ↗
- Vérifiez la date de commercialisation si le VMP n’est pas certifié.
- Demandez une facture ou une preuve documentaire d’achat, la fiche technique et des photos récentes du véhicule.
- Comparez le numéro de série, la plaque de marquage et les documents avant de transférer l’argent.
- Confirmez que le véhicule n’a pas été modifié au niveau de la vitesse, du moteur, des roues ou de la configuration avec siège.
- Conservez le contrat de vente et une copie de tous les documents reçus.
Avant de circuler : une vérification finale distincte de l’assurance
L’assurance ne remplace pas le certificat de circulation, pas plus que le certificat technique ne remplace l’inscription et l’étiquette d’identification. Garder ces trois vérifications distinctes évite deux erreurs fréquentes : croire qu’un VMP certifié est automatiquement assuré, ou penser que disposer d’une assurance prouve à lui seul que le véhicule peut circuler en tant que VPL.
Références de cette section: Ley 5/2025, de 24 de julio ↗ · Tráfico pone en marcha el Registro de Vehículos Personales Ligeros ↗
- Véhicule correctement classé comme VPL ou dans la catégorie applicable.
- Certificat de circulation disponible lorsqu’il est requis.
- Inscription effectuée et certificat numérique conservé.
- Étiquette d’identification obtenue et véhicule portant l’étiquette d’identification requise, lorsqu’elle est applicable.
- Assurance responsabilité civile en vigueur pour ce véhicule.
Depuis quand l’assurance est-elle obligatoire pour les trottinettes électriques en Espagne ?
La disposition additionnelle première de la loi 5/2025, qui crée l’assurance responsabilité civile obligatoire pour les véhicules personnels légers, est entrée en vigueur le 2 janvier 2026.
Toute trottinette électrique doit-elle disposer de cette assurance ?
La réponse ne doit pas dépendre uniquement de son nom commercial. L’obligation concerne les véhicules personnels légers définis par la loi 5/2025. Il faut vérifier le nombre de places, la propulsion, le poids, la vitesse maximale de fabrication et, s’il y en a un, le siège ou la selle.
Le certificat de circulation remplace-t-il l’assurance obligatoire ?
Non. Le certificat de circulation atteste de la certification technique du VMP. L’assurance couvre la responsabilité civile envers les personnes lésées. De plus, la loi exige une inscription au Registre des véhicules de la DGT et une étiquette d’identification.
Quel montant minimal l’assurance obligatoire couvre-t-elle ?
Les minima légaux sont de 6 450 000 euros par sinistre pour les dommages corporels et de 1 300 000 euros par sinistre pour les dommages matériels. Le champ territorial de l’assurance obligatoire est l’Espagne.
L’assurance obligatoire couvre-t-elle le vol de ma trottinette ?
Il ne faut pas le présumer. L’obligation légale confirmée est une couverture de responsabilité civile pour les dommages corporels et matériels causés à des tiers lésés. Le vol, les dommages propres, l’assistance, la protection juridique ou la franchise sont des garanties qui doivent figurer expressément dans l’assurance.
Que se passe-t-il pour une trottinette non certifiée achetée avant 2024 ?
Si elle a été commercialisée avant le 22 janvier 2024, elle peut continuer à circuler jusqu’au 22 janvier 2027 selon le régime transitoire indiqué par la DGT. Elle doit néanmoins être inscrite et obtenir l’assurance obligatoire.


